Juge : Un métier excitant ?

Le métier de juge suscite beaucoup de respect. On admire celui qui est chargé de rendre justice, de faire respecter la loi, de maintenir la société hors du règne de la barbarie et de la loi du plus fort.
Et puis, un juge, c’est comme un détective. Il vérifie les faits, les dires des uns et des autres ; reconstitue ce qui s’est passé et révèle la vérité par la force de ses raisonnements sans faille.

Certains pensent, pourtant, qu’être juge, c’est se borner à appliquer des articles de loi et que, somme toute, ça n’a rien d’excitant puisqu’il n’y a aucune place pour les initiatives individuelles. (C’est ce que sous-entendait un article de presse lu il n’y a pas très longtemps.)
C’est faire, là, une grave erreur de raisonnement car veiller au respect de la loi, ce n’est pas donner libre cours à ses caprices. Une fois que l’on a choisi d’être juge, cela devient, comme n’importe quelle autre fonction, un devoir ; pas l’exercice d’une liberté individuelle, encore moins une licence. Un juge n’est pas un bon juge parce qu’il réussit à ne pas appliquer la loi, à la contourner ou à la remplacer par son propre arbitraire. Au contraire ! C’est d’autant plus un bon juge qu’il réussit, dans l’exercice de sa fonction, à éliminer toute trace de parti pris ou de préjugé lié à ses préférences de goûts ou de couleurs ; qu’il arrive à se rapprocher, jusqu’à s’y confondre, de l’esprit de la loi.
C’est aussi oublier que le métier de juge procure deux grandes satisfactions : celle d’avoir fait une bonne action (fait respecté la loi, rendu justice, et notamment aux faibles, qui, sans la justice, n’auraient jamais gain de cause…) et celle d’avoir utilisé ses petites cellules grises (avoir résolu une affaire par la force de son raisonnement, avoir vu clair au travers des mensonges des uns et des manigances des autres…). Ces deux composantes rendent le métier de juge à la fois passionnant et gratifiant.

Si ces deux composantes disparaissent, en revanche, alors, le métier de juge devient sans intérêt (autre que financier, éventuellement) et le juge, un fantoche obéissant à des ordres. C’est ce qui se passe dans les procès truqués, où le juge applique une décision arrêtée à l’avance, par d’autres que lui. (Ou par lui, mais seulement en tant qu'il USURPE sa fonction de juge en remplaçant l'intérêt collectif (la défense et la préservation de l’Etat de droit) par son propre intérêt privé.)

Quant au pouvoir des juges, il existe bel et bien (et c’est ce qui fait qu’on les craint, aussi). Mais ce pouvoir réside exclusivement dans le fait de rendre justice, de faire respecter la loi par tous, de la même façon ; dans le fait que personne, du plus humble au plus puissant, ne peut disposer de privilège ou de passe-droit et prétendre être dispensé de l’obligation de respecter la loi.
Il ne réside pas dans le fait d’utiliser sa fonction de juge pour TRAHIR l'Etat de droit qu'ils ont la charge sacrée de garantir et de protéger; pour NE PAS rendre justice aux victimes ; pour mettre des malfrats au-dessus des lois et NE PAS les condamner pour les fautes qu’ils ont commises.

Certes, les juges peuvent nuire considérablement aux victimes en leur déniant justice ; ils peuvent, outre les ruiner, les pousser au désespoir ou au suicide. Mais cela procède de leur malhonnêteté, de leur lâcheté et de leur malfaisance individuelles ; pas de leur pouvoir de juges.
Les juges corrompus n'ont pas de pouvoir : ils l'ont cédé à ceux aux ordres desquels ils obéissent. Et même ce pouvoir est un faux pouvoir - qui s'écroule, et les décisions frauduleuses avec, dès lors que la supercherie es révélée. 

 

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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