Expert CHAINE : « Il est, bien entendu, tout à fait logique, et parfaitement évident... »

 Dès que l’on y regarde d’un peu près, on s’aperçoit que le Dr CHAINE, dont les juges du TGI ont pourtant dit qu’il avait « bien répondu aux Dires » – n’y a pas répondu du tout :
- Réponses à côté de la plaque, centrées sur des aspects que je n’ai pas abordés parce que sans importance ou non problématiques ;
- absence totale de réponse (90% des cas) ;
- Réponses sous forme d’affirmations ou de ré-affirmations de sa propre opinion, non étayées par une démonstration, juste présentées comme « bien entendues, tout à fait logiques et parfaitement évidentes ».
Dans cet article, je m’intéresserai à cette troisième catégorie de réponses.

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A analyser l’expertise du Dr CHAINE, on s’aperçoit qu’il a systématiquement remplacé la démonstration scientifique, rigoureuse, que doit être une expertise médicale judiciaire par des affirmations gratuites, non étayées par une argumentation sérieuse, affirmations gratuites que l’expert veut, pourtant, nous faire prendre pour des principes médicaux tellement indiscutables qu’ils vont sans dire.
Si j’ai appris une chose, cependant, c’est que, justement, « ce qui va sans dire, va mieux en le disant ».
Prenons la 1ère citation dans laquelle l'expert CHAINE recourt à cette non-argumentation :

« Un scanner est réalisé et le Docteur KRASTINOVA espérait que la diplopie régresserait après la décompression orbitaire. En cela, elle suit la même logique que le Docteur TAZARTES. » (p. 11 du rapport)

Pour commencer, je ne vois pas ce que cette phrase apporte, ni le lien entre le fait de faire faire un scanner à un patient et celui d’espérer quelque chose d’une opération. Tout le problème est là, d’ailleurs !
En premier lieu, les conditions n’étaient pas les mêmes. En particulier, je n’avais pas de diplopie avant la première opération et j’en avais une avant la deuxième. Il était, donc, pour le moins inconscient, et pas logique du tout, de réitérer la même opération, selon le même mode opératoire, sans réfléchir aux causes de l’échec de la première et à celles de la survenue de la diplopie post 1ère-opération. Au lieu de « suivre la même logique que le Dr TAZARTES », il aurait fallu que le dr KRASTINOVA réfléchisse au problème, au lieu de prescrire un bis repetita qui ne pouvait qu’échouer puisqu’elle n’avait pas compris les raisons de l’échec de la 1ère opération. C’est, apparemment, trop lui demander.
Je ne vois pas davantage la logique du Dr TAZARTES, qui m’a opérée de l’exophtalmie, ce qui était à proscrire dans mon cas, au lieu de s’occuper de la malocclusion palpébrale, unique objet de ma consultation.  

Deuxième citation de l’Expert CHAINE :

« Le Docteur BAUJAT et le Docteur KRASTINOVA affirment que c'est bien entendu le Docteur KRASTINOVA qui a opérée Madame BUCHER, ce qui paraît tout à fait logique étant donné que le Docteur BAUJAT n'était présent dans le service que depuis 8 jours et que Madame BUCHER était suivie par le Docteur KRASTINOVA. » (p. 12 du rapport)

Pas davantage de démonstration. L’expert confond ce qui est « attendu », « déontologique »  de la part de chirurgiens vis-à-vis d’un patient, et la façon dont les drs Krastinova et Baujat se sont comportés vis à vis de moi. Ce faisant, il s’inscrit dans une  logique absurde :

.  C’est, précisément, parce que le Dr BAUJAT était débutant qu’il avait besoin de chair d’exercice pour compléter sa formation pratique à la délicate opération chirurgicale de décompression orbitaire. Après s'être ainsi essayé sur moi, il a, officiellement réalisé ce genre d’opération sur d'autres, a écrit des articles sur le sujet, cosignés avec le Dr Krastinova, et a pris la succession de celle-ci à l’hôpital Foch, où il dirige, désormais, le service de la chirurgie de la face et du cou, dont fait partie la décompression orbitaire.

. Si Mme KRASTINOVA ne m’avait pas « suivie », elle n’aurait pas eu l’occasion de me sacrifier, comme chair d’exercice, à la formation de son jeune protégé, le Dr BAUJAT.

Sans les deux conditions ci-dessus, rien de tout cela n’eût été ni possible.
Par ailleurs, l’expert CHAINE fait semblant de ne pas savoir comment les jeunes chirurgiens se forment dans les hôpitaux : en intervenant à la place des chirurgiens en titre. Le Dr HAYOT, qui, pour mon malheur, m’avait adressée à Mme KRASTINOVA, et que j’avais revu après la 2ème opération, a spontanément tiré la conclusion que ce n’était pas elle qui m’avait opérée.
En page 25 de son rapport, l'expert CHAINE revient sur le sujet :

« Pour ce qui concerne le reste du document, l’expert n’apporte pas de remarque particulière notamment en ce qui concerne le rôle du Docteur BAUJAT et du Docteur KRASTINOVA, l’expert confirme qu’il est évident que c’est le Docteur KRASTINOVA qui a réalisé l’intervention de Madame BUCHER. » (Rapport CHAÎNE p. 25)

Là encore, il ne répond pas aux arguments avancés. Il se contente de réaffirmer sa propre opinion, sans se fonder sur aucune démonstration et sans, non plus, noter les arguments à preuve du contraire que j’avais avancés dans mon premier Dire. Il prend la parole de Mme KRASTINOVA pour argent comptant alors que ce qu’elle raconte n’est même pas vraisemblable.

Il a, certes, le droit d’avoir sa propre opinion, mais il n’a pas le droit, en tant qu’expert, de présenter cette opinion comme un fait établi, démontré, scientifiquement prouvé. Il n’a pas davantage le droit de ne pas présenter mon témoignage et ma démonstration en face de son opinion. 

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

 

Voir les articles :
« Sa Déclaration écrite du 2 avril 2009 » : Dr Baujat : Sa Déclaration du 2 avril 2009 ;
« Dr BAUJAT : Son Rectificatif concernant la fausse entrevue avec lui et Mme KRASTINOVA la veille de l'opération du 9 mai 2000 » : Dr Baujat : Son Rectificatif....
etc. 

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