Dr Baujat : Sa Déclaration du 2 avril 2009

Je n’en serais pas où j’en suis si, le 9 mai 2000, le Dr Bertrand BAUJAT, interne d'O.R.L. à l’hôpital Foch, avait respecté mon refus au lieu de me faire anesthésier de force, et de m’opérer, en l’absence du Dr Darina KRASTINOVA-LOLOV, censée réaliser, elle-même, l’opération.
J’ai déposé plainte à son encontre devant le Conseil de l’Ordre des Médecins, pour non-respect du refus du patient et violation de la Charte du patient hospitalisé.
Le 8 avril 2009, jour de la commission de conciliation, il a produit 3 documents, dont une déclaration rédigée par lui-même, datée du 2 avril 2009. (Voir ci-dessous.)

Observations sur la déclaration du Dr BAUJAT du 2 avril 2009

A) Contrairement à ce que déclare le Dr BAUJAT, je n’ai vu ni lui, ni le Dr KRASTINOVA la veille de l’opération, soit le 8 mai 2000 (jour férié). Il n’a donc été répondu à aucune de mes questions. Je n’avais, d’ailleurs, pas revu Mme KRASTINOVA depuis le 18 novembre 1999 (6 mois auparavant), jour où elle m’avait fait signer la fiche de consentement qu’elle a conservée. C’est la raison pour laquelle, dans la salle d’opération, j’ai refusé qu’il se passe quoi que ce soit avant d’avoir parlé au Dr KRASTINOVA. Le Dr BAUJAT s’est présenté à moi dans le bloc opératoire. Je ne l’avais jamais vu auparavant.

B) Contrairement à ce que déclare le Dr BAUJAT, je n’ai, à aucun moment, accepté que l’on m’endorme. J’ai exprimé, sans aucune ambiguïté, mon refus catégorique d’être endormie. Le Dr BAUJAT, qui commençait visiblement à paniquer, m’a fait endormir contre ma volonté expresse, par surprise, en faisant un signe à l’anesthésiste placé derrière moi et que je ne voyais pas. Il venait de me dire : « Vous ne pouvez pas attendre le Dr KRASTINOVA parce qu’on ne sait pas quand elle arrivera. » et je venais de réitérer mon refus.
D’une part, on n’endort jamais un patient avant que le chirurgien ne soit sur les lieux – non pas seulement « dans les murs de l’hôpital » mais dans la salle d’opération même. D’autre part, le Dr BAUJAT ne devait, en aucun cas et sous aucun prétexte, passer outre à mon refus. Par ailleurs, si, comme il le prétend, le Dr KRASTINOVA était « dans les murs de l’hôpital », pourquoi n’avoir pas simplement attendu qu’elle arrive en salle d’opération pour m’endormir, au lieu de violer la charte du patient hospitalisé et de commettre une faute contre l’humanisme en ne respectant pas mon refus ? Pourquoi prendre un tel risque ?
Son argument du programme opératoire chargé ne tient pas davantage : la DOO est une opération longue et délicate. Il n’est pas possible à un chirurgien de faire une autre opération dans la même matinée.
Notons également que le Dr BAUJAT, qui « assiste à ce genre d’intervention pour la première fois de sa vie », sait déjà, pourtant, « préparer » le patient pour cette opération particulière – chose que l’on ne sait faire que si l'on a déjà assisté à cette opération, auparavant.
Enfin, le Dr KRASTINOVA, dont il m’avait dit « On ne peut pas l’attendre. On ne sait pas quand elle arrivera », serait, selon lui, arrivée, comme par miracle, dès qu’il avait terminé de « m’installer » après m’avoir endormie de force – ni trente secondes plus tôt, ni une minute plus tard : « J'ai alors procédé à l'installation de la patiente (shampooing bétadiné, rasage, antisepsie cutanée, champage) et ai ensuite assisté Mme Krastinova sur une intervention de décompression orbitaire. » « Quel timing ! Quelle synchronisation ! Dignes d'une  chorégraphie ! », a-t-on envie de s'exclamer, admiratif ! 
J’ai été opérée plusieurs fois avant de rencontrer (pour mon malheur !) les Drs BAUJAT et KRASTINOVA. Non seulement j’ai toujours parlé au chirurgien avant l’opération ; non seulement c’est toujours lui qui assurait le suivi, personnellement, et signait tous les documents me concernant ; mais, surtout, lui seul prenait les décisions me concernant : il n’est pas né, l'interne qui aurait pu se permettre de m’endormir contre mon gré, avant que je n'aie vu et parlé à mon chirurgien, et sans lui demander son avis de surcroît ! Et les chirurgiens qui m'ont opérée n'étaient pas aussi jaloux de leur autorité et de leur notoriété ou aussi bouffis d’orgueil que l'est Mme KRASTINOVA.

C) Contrairement à ce que déclare le Dr BAUJAT, tout acte médical (certificat, ordonnance, compte-rendu opératoire ou d’hospitalisation…) doit être signé par le praticien, non par son aide-opérateur ou son interne (article 76 du Code de déontologie médicale). Une secrétaire peut bien taper une lettre ; elle ne la signe pas à la place de son patron pour autant. Ou bien elle la signe « pour ordre ». A plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une chirurgie lourde et délicate. Elle engage personnellement l’opérateur. Mme KRASTINOVA a fait signer par le Dr BAUJAT tous les actes me concernant parce qu’il était l’opérateur, non elle. Elle cherchait ainsi à se protéger dans l’éventualité d’un accident opératoire fatal. Cela ne la dérangeait pas que l'interne BAUJAT me saccage au-delà du réparable en m'utilisant comme brouillon et complément de formation pratique, mais, en même temps, elle ne voulait pas prendre le risque de ternir sa réputation de chirurgien. C'est la raison pour laquelle elle a demandé à Bertrand BAUJAT de signer tous les actes me concernant. Il n’y avait, en effet, aucune nécessité à ce que ce soit lui qui les signe, même s’il m’avait opérée. Elle pouvait les signer elle-même. Sauf si elle tenait absolument à pouvoir dire qu’elle ne m’avait pas opérée elle-même. Pour le Dr Bernard HAYOT, qui m’avait adressée à elle, connaissait bien ses pratiques ayant été formé par elle, et que j’ai revu après l’opération, il ne faisait aucun doute que ce n’était pas elle qui m’avait opérée, mais l'interne. 

D) Après l’opération, je n’ai, à proprement parler, eu affaire qu’à l’interne BAUJAT : c’est lui qui est venu me voir le lendemain soir de l’opération ; qui a signé tous les documents me concernant (comptes-rendus opératoires et d’hospitalisation, arrêt de travail, ordonnance pour collyres et Lexomil, fiches internes à l’hôpital) ; qui me promettait le retour de la sensibilité du visage « dans quelques jours » (le lendemain de l’opération), puis « dans quelques semaines » (le 18 mai 2000), puis « dans deux ou trois mois » (8 juin 2000). La sensibilité du visage n’est jamais revenue.
La question se pose, et c'est une vraie question : Que peut bien faire un interne, tout seul, auprès d’un patient qu’il n’aurait pas opéré ? Que peut-il apprendre de lui et et que peut-il lui dire pour le réconforter ? Comment peut-il lui promettre le retour d’une sensibilité du visage dont il ne serait pour rien dans la disparition ? Cela n’a pas de sens – sauf si c'est l'interne qui a réalisé l'opération. 
Quant au Dr KRASTINOVA, elle a cessé de me traiter en patiente dès le 18 novembre 1999, (soit, 6 mois avant mon opération de mai 2000), dès qu’elle m’avait fait signer la fiche de l’hôpital intitulée frauduleusement « Fiche de consentement éclairée », qui ne mentionne, par écrit, aucune information, indication chirurgicale, ou risque d'aucune espèce concernant l’opération. Il est d’usage que le patient garde cette fiche et la rapporte le jour de l’hospitalisation, s’il ne change pas d’avis dans l’intervalle. Sans même m'en donner une copie, Mme KRASTINOVA l’a conservée soigneusement par devers elle – pour utilisation ultérieure, contre moi. En l’occurrence, le sang-froid, le calcul, la perfidie (au sens de « ce qui est funeste, dangereux, sous des apparences favorables ») dont Mme KRASTINOVA a fait preuve, n’ont rien à envier à ceux de certaines héroïnes du théâtre classique : six mois avant la date d’opération, elle préméditait déjà de permettre à l’interne BAUJAT de m’utiliser comme chair d’exercice pour compléter sa formation pratique, et anticipait sa défense lors de procès qui n'allaient intervenir que deux ans plus tard ! Moi, je n’avais rien vu venir ! Je pouvais aller me rhabiller, avec ma naïveté et ma confiance indécrottables !

Mme KRASTINOVA n’est jamais venue me voir après l’opération, si ce n’est à l’occasion de sa ronde, parce qu’elle venait voir une autre patiente dans la même chambre. C’est ainsi qu’elle s’est arrêtée une minute à une minute et demie, près de mon lit, le surlendemain de l’opération (j’avais encore un bandeau sur les yeux). Puis, je l’ai aperçue une seconde fois, le jour où j’ai quitté l’hôpital : ce jour-là, comme elle n’avait pas d’autre patiente dans la chambre, elle n'est même pas entrée dans la pièce. Elle m’a adressé quelques mots, du bout des lèvres, de l’embrasure de la porte.
Le jour du retrait des agrafes (18 mai 2000), elle a refusé de me voir en consultation 
     -alors que cela faisait partie du protocole opératoire et que c’était inscrit en toutes lettres sur le compte-rendu d’hospitalisation ;
     -que je pleurais à chaudes larmes, désespérée par l’état de mes yeux et de ma vue à l’issue de l’opération.
L’infirmière a eu pitié de moi et a, elle-même, téléphoné à la consultation pour demander que le Dr KRASTINOVA me reçoive. Celle-ci a envoyé le Dr BAUJAT (encore lui !), non pas pour me conduire à la consultation ou me rassurer sur mon état, mais pour établir une nouvelle ordonnance pour le retrait des agrafes parce que j’avais oublié celle que l'on m'avait donnée à ma sortie d'hôpital. C’est à cette occasion qu'il m'a tenu ces propos qui se sont inscrits en lettres de feu dans ma mémoire et que je ne risque pas d'oublier, la terre dût-elle s'arrêter de tourner : « Il n’est pas utile que vous voyiez le Dr KRASTINOVA avant deux ou trois mois – voire, plus. Oui, voire plus. » 
L’infirmière a pris le risque d'intervenir de nouveau, et a réussi à obtenir qu’il me fixe un rendez-vous de consultation à l’expiration de l’arrêt de travail de trois semaines (sic), d’où le rendez-vous du 8 juin 2000, qui a d’ailleurs nécessité le remplacement du premier arrêt de travail qui s’arrêtait le 4 juin, par un autre allant jusqu’au 8 juin. Sans l'infirmière, même cela m’aurait été refusé. Si jamais cette personne tombe sur ces lignes, qu’elle sache que je me rappellerai toujours, avec reconnaissance et admiration, le courage dont elle a fait preuve et la compassion qu’elle est capable de témoigner à un être qui souffre.  

E) Contrairement à ce que déclare le Dr BAUJAT, loin d’être « parfaitement simples », les suites opératoires furent catastrophiques : diplopie gravissime dans tout le champ visuel, qui m’empêchait même de marcher seule dans la rue ; puissant torticolis oculaire et perte de la vision binoculaire, induits par la diplopie ; baisse d’acuité visuelle constante depuis l’opération ; perte de la vision nocturne ; altération du champ visuel
Aux atteintes visuelles et oculomotrices, il faut ajouter :
l’aggravation de la malocclusion palpébrale du fait du raccourcissement des fentes palpébrales : mes paupières ne restent plus fermées du tout !
. la perte de la sensibilité du visage (nez, joues, lèvre supérieure et arcade dentaire) par lésion du nerf sous-orbitaire – avec pour corollaire une difficulté à articuler les mots, en particulier dans une langue étrangère ;
. la nécrose de la dent n° 13.
une multiplication, encore plus spectaculaire, de plis et rides sous et aux coins des yeux en raison du relâchement de la peau provoqué par le raccourcissement des fentes palpébrales.
. eczémas, dermographisme et autres dermatoses réactionnelles ;
. angoisse, dépression, troubles de la mémoire, etc.

Au total, cette opération aura nécessité plusieurs années de congé de longue maladie. Elle a fait de moi une handicapée COTOREP officielle, vivant dans la douleur quotidienne et nécessitant aménagements de poste et allègements d’horaires – qui deviennent insuffisants à mesure que mon état s’aggrave. Bientôt, je ne pourrai plus exercer mon métier du tout. N’étant pas à une faute de goût près, les chirurgiens KRASTINOVA-LOLOV et BAUJAT ont l’indécence de parler de « suites opératoires parfaitement simples » alors qu’ils ont brisé ma vie, créé des lésions irréversibles, stoppé net tous mes possibles. Ni eux, ni le Dr TAZARTES n’ont jamais exprimé le moindre regret, le moindre scrupule, le moindre état d'âme, ou trahi par le moindre battement de cils que le malheur, immense, qui m’est arrivé par leur faute, ne leur était pas parfaitement indifférent ! 
Le protocole opératoire de la décompression orbitaire tel que le décrivent les Drs BAUJAT et KRASTINOVA-LOLOV dans leurs articles, prévoit la prise en charge médicale et chirurgicale des atteintes visuelles et oculomotrices postopératoires. Le Dr KRASTINOVA-LOLOV a commencé par refuser de prolonger l’arrêt de travail au-delà de 3 semaines, alors que la diplopie, phénoménale, me rendait incapable même de marcher seule dans la rue. Ensuite, elle m’a refusé tout soin après m’avoir attirée à l’hôpital où j’ai été saccagée. Faute de soins postopératoires, la diplopie a déformé mes vertèbres cervicales et a commencé à déformer les vertèbres dorsolombaires sous l’effet du puissant torticolis compensateur qu’elle induit. Ma vue n’a cessé de baisser : « On ne sait pas ce qu’elle sera dans deux ans. » Ce n’est pas moi qui le dis, mais le Dr Laurent LALOUM, ophtalmologue et strabologue parisien, réputé.

F) Contrairement à ce que déclare le Dr BAUJAT, la « fonction d’interne » n’a jamais été d’« assumer les suites opératoires de la patiente » en lieu et place de l’opérateur. C’est l’opérateur lui-même qui suit ses patients, en présence ou non de stagiaires ou d’internes. (On trouve la même formulation dans le « certificat » de Mme KRASTINOVA.) En outre, il n’a « assumé » aucune suite opératoire dans mon cas. En effet, je n’appelle pas « assumer les suites opératoires » que de signer un arrêt de travail de 3 semaines et une ordonnance pour un anxiolytique.

G) Contrairement aux Drs BAUJAT et KRASTINOVA, qui modifient leurs déclarations au gré des circonstances ou au gré des nouveaux mensonges imparables qu’ils croient avoir trouvés, je dis la même chose depuis le début (cela fait 9 ans maintenant). Typiquement, le jour de la 2ème expertise, le 14 février 2007, l’ex-interne BAUJAT avait commencé par prétendre ne pas du tout être concerné par la décompression orbitaire : « Je ne sais pas ce que je fais ici. Je suis O.R.L. ! » Il n’a convenu de son implication dans cette chirurgie que lorsque je lui ai rappelé ses articles sur la décompression orbitaire, cosignés avec Mme KRASTINOVA, entre autres. Que ce serait-il passé si je n’étais pas tombée sur ces articles avant l’expertise ? Ils m’auraient fait gober que ce n’était même pas l’interne BAUJAT du tout en salle d’op, et que je n’y connaissais rien ? L’aplomb de ces gens-là ! C’est tellement énorme, que même après tout ce qu’ils ont fait et tout ce qu’ils m’ont fait, j’en reste sidérée ! 

H) Comment le Dr BAUJAT prétend-il pouvoir « clore définitivement le dossier » en produisant une lettre de Mme KRASTINOVA-LOLOV déclarant qu’elle m’aurait opérée elle-même ? Il ne peut pas croire sérieusement à son argument, tout de même ! En outre, aucune déclaration, de qui que ce soit, même pas du pape, ne pourra jamais l’exonérer du fait d'être passé outre à mon refus.

I) Enfin, j’ai été opérée le 9 mai 2000, lendemain du 8 mai, jour férié (y compris pour Mme KRASTINOVA) – ce qui révèle, pour ce qu'ils sont, les mensonges, grossiers, du Dr BAUJAT, sur la longue entrevue avec Mme KRASTINOVA et lui-même, la veille de l'intervention, et le fait qu’il aurait été répondu à toutes mes questions. En outre, quel chirurgien digne de ce nom informe son patient sur les risques, indications chirurgicales, etc. d'une opération – et répond à toutes ses questions –  la veille du jour où il doit la subir ? Même lui, s'y prend plus tôt ! 

K) Le Dr BAUJAT semble l’ignorer mais un expert judiciaire n’est pas un juge. Il n’a pas le pouvoir de « débouter un plaignant de sa demande ». Seul un juge peut faire ça. N’étant pas des spécialistes dans le domaine médical, les juges missionnent des experts médicaux pour expertiser l’état de santé de la victime et en rendre fidèlement compte dans leur rapport – afin de leur permettre de prendre une décision juste, en parfaite connaissance de cause. Ils n’envisagent évidemment pas que l’expert fera un faux en expertise qui, au mieux, ridiculisera les juges par l’ineptie de certaines remarques sur l’état de santé de la victime recopiées sur le rapport d’expertise ; et au pire, fera commettre aux juges, dépositaires de la justice, une grave injustice.
Ils ont de la chance que je ne sois pas juge, les Experts CHAÎNE et LAROCHE ! Ils y auraient regardé à deux fois avant de s’imaginer qu’ils pouvaient me manipuler de la sorte, me ridiculiser en me faisant prendre des vessies pour des lanternes ou me faire trahir ma fonction et ma mission de juge ! Et en tout état de cause, ils ne l’auraient pas fait deux fois ! 

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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Déclaration du Dr Bertrand BAUJAT, en date du 2 avril 2009

 « Suresnes, le 2 Avril 2009
Monsieur et cher confrère,
J'ai bien reçu votre convocation à une procédure de conciliation et je vous prie d'excuser ma réponse tardive, justifiée par un emploi du temps surchargé.
Lorsque Madame Bucher a été opérée à l'hôpital Foch, le 9 Mai 2000, j'occupais la fonction d'interne de Mme Krastinova depuis 8 jours. La veille de l'intervention, nous avons vu longuement Mme Bucher avec Mme Krastinova qui a répondu à toutes ses questions. Mme Bucher avait semble-t-il été vue plusieurs fois en consultation par Mme Krastinova avant d'être hospitalisée.
Arrivée au bloc opératoire, Mme Bucher a demandé à revoir Mme Krastinova, qui était dans les murs de l'hôpital, mais pas encore en salle d'opération. Je lui ai gentiment expliqué que le programme opératoire était chargé et elle a accepté sans aucune contrainte d'être endormie par nos anesthésistes, qui n'ont pas l'habitude d'endormir les patients contre leur gré, ni d'obéir à de prétendues injonctions d'un interne en poste depuis 8 jours...
J'ai alors procédé à l'installation de la patiente (shampooing bétadiné, rasage, antisepsie cutanée, champage) et ai ensuite assisté Mme Krastinova sur une intervention de décompression orbitaire. J'assistais à une telle intervention pour la première fois de ma vie et je dois signaler qu'elle s'est déroulée sans problème particulier. J'ai ensuite, comme ma fonction d'interne le prévoyait assumé les suites opératoires de la patiente, Mme Krastinova était à l'époque temps partiel dans le service, et je me suis occupé de Mme Bucher avec toute ma conscience professionnelle. J'ai validé de ma signature le compte-rendu opératoire, afin d'éliminer d'éventuelles fautes de frappes, ce qui était dans les habitudes du service. Les suites opératoires ont été parfaitement simples.
J'ai plus tard appris que Mme Bucher portait plainte contre les Drs Krastinova et Tazartès. Comme sa première plainte a été déboutée par l'expert, elle a porté plainte à nouveau en imaginant que c'est moi qui l'avait opérée. Ces allégations sont totalement fantaisistes. Elle a été déboutée par le second expert et se tourne donc vers les instances ordinales. Afin de clore définitivement ce dossier, je fournirai le 8 Avril une lettre de Mme Krastinova certifiant qu'elle a personnellement opéré Mme Bucher et une lettre du Pr Chabolle, chef du service d'ORL et de chirurgie cervicofaciale de l’hôpital Foch, confirmant cette déclaration.
Je vous remercie de votre aide pour apporter la vérité sur cette affaire. Je vous prie de croire, monsieur et cher confrère, en l'assurance de mes sentiments les plus cordiaux.

Bertrand Baujat »

P.S. 1.
Où est le rapport entre « éliminer d’éventuelles fautes de frappe » d’un document et y apposer sa signature ?

P.S. 2
La lettre du Pr CHABOLLE NE CONFIRME ABSOLUMENT PAS que « Mme KRASTINOVA a opéré personnellement Mme BUCHER ». Elle ne mentionne d'ailleurs aucun nom en dehors de celui de Bertrand BAUJAT, dont elle se borne à préciser la fonction, à l'époque. La voici, ci-dessous :

« Suresnes, le 08/04/2009
CERTIFICAT
Je soussigné, Professeur F. CHABOLLE, certifie que le Docteur Bertrand BAUJAT était interne DES d'ORL et de chirurgie cervico faciale, dans mon service durant le semestre du 02 mai 2000 au 31 octobre 2000.
C'est à ce titre, qu'il participait à l'activité du service.
L'activité chirurgicale des internes de mon service a toujours été encadrée par un chirurgien senior pour tous les malades opérés sans exception, à fortiori lorsqu'il s'agit de pathologies spécifiques et rares pour lesquelles le rôle de l'interne est cantonné à celui d'aide opératoire.
Certificat établi à la demande de l'intéressé et remis en mains propres pour servir et faire valoir ce que de droit.
Hôpital Foch
Service ORL
Chirurgie de la Face et du Cou
B.P. 36 - 40 rue Worth

Professeur F. CHABOLLE »

Cette lettre ne présente, en fait, aucun intérêt, et n’apporte absolument rien, dans la mesure où le Pr Frédéric CHABOLLE ne pouvait rien écrire d’autre. En l’occurrence, je ne vois pas comment il aurait pu écrire une lettre par laquelle il déclare, par exemple, que l’interne BAUJAT, non le Dr KRASTINOVA, m’a opérée de décompression orbitaire le 9 mai 2000, à l’hôpital Foch de Suresnes, après m’avoir fait anesthésier de force, par surprise ! C’eût été se saborder lui-même ! L’aurait-il même fait, Bertrand BAUJAT aurait détruit la lettre et personne n'en aurait jamais rien su. Ou bien le Dr BAUJAT voudrait-il nous faire croire que, si, si, il l’aurait produite ? Sans compter que tout ce beau monde travaille ensemble et ne saurait, déontologiquement, se tirer dans les pattes les uns, les autres : le Pr Frédéric CHABOLLE est un autre des cosignataires des articles sur la décompression orbitaire. Donc, si le Pr CHABOLLE avait pu le faire, c’est très volontiers, sans doute, qu’il aurait obligé Bertrand BAUJAT en déclarant ce qu’il voulait. Mais il ne le pouvait juste pas : il n’était pas là. Et, donc, cette lettre ne sert à rien. En tout cas, pas à confirmer quelque chose dont elle ne parle pas du tout.
Je ne comprends d’ailleurs pas la démarche du Dr BAUJAT. Pourquoi s’est-il adressé au Pr CHABOLLE, non présent sur les lieux au moment des faits, et non pas aux sept personnes (certaines ont dû arriver après coup parce que je n’en ai pas vu autant) dont, dans son texte du 26 mai 2009, il dit qu’elles ont participé à l’opération – à commencer par l’anesthésiste qui lui a obéi et m’a anesthésiée contre mon gré, par surprise. Pourquoi ne pas lui avoir demandé de rédiger un certificat déclarant que « j’avais gentiment accepté d'être anesthésiée, sans aucune contrainte », ou quelque chose comme ça ? Ça dépasse l’entendement ! Et non seulement on ne demande pas à l’anesthésiste de faire un certificat, mais on ne l’appelle jamais par son nom ; son nom ne figure ni sur le compte-rendu opératoire ni sur le compte-rendu d’hospitalisation, ni nulle part ; et on ne sait même pas si c’est un homme ou une femme puisqu’ils l’appellent toujours « l’anesthésiste » (le Dr BAUJAT l’appelle même « nos anesthésistes »), et jamais « il » ou « elle ». Mais je me trompe sans doute en disant que le Dr BAUJAT ne lui a pas demandé de lui faire un certificat. Il est plus vraisemblable, en effet, que les Drs BAUJAT et KRASTINOVA lui aient demandé de conserve, mais se soient vu opposer un refus net et catégorique. « L’anesthésiste » a dû penser qu’il/elle avait déjà fait assez de bêtises pour eux ! 

 

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