fautes médicales

Dr BAUJAT : Des Nouvelles !

Réponse à Me KAGAN, Avocat du Dr BAUJAT

Le 22 février 2017

"Madame,
Je suis sincèrement désolé. La façon dont nous, médecins, vous avons traitée en tant que patiente est inqualifiable, barbare, inhumaine. Nous avons abusé de la confiance totale que vous aviez placée en nous ; nous vous avons rendue gravement, doublement, handicapée, puis nous vous avons abandonnée à votre état, refusant de vous apporter tout soin ou suivi postopératoire et vous laissant vous débattre, seule, contre le handicap, la douleur physique et les blessures morales.

Ironie du sort : c’est précisément parce nos fautes à votre égard nous sont apparues, après coup, dans toute leur horreur, criantes, inqualifiables, inexcusables, et suffisantes pour briser à jamais notre réputation et nos carrières, qu’il devenait vital pour nous de les nier avec d’autant plus de force. Ne pensant qu’à nous-mêmes, nous nous sommes comportés en malfrats sans scrupules lors des procès : nous avons multiplié les mensonges et avons obtenu de nos confrères Laurent LAROCHE, puis Gilles CHAÎNE, qu’ils fassent des expertises frauduleuses afin que les juges ne retiennent aucune faute à notre encontre. Ainsi, après vous avoir opérée sans nécessité, puis contre votre volonté expresse ; après avoir ruiné votre santé, brisé votre vie, stoppé net tous vos possibles, nous vous avons, sans plus d’état d’âme, spoliée de votre droit à réparation et à la justice : se fondant sur les faux en expertise des Experts LAROCHE et CHAÎNE, les juges vous ont condamnée, vous, la victime, à verser un dédommagement à ceux qui étaient seuls responsables de votre état !
Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons voulu vous réduire au silence : étouffer votre voix qui criait « J’ai mal ! » et vous empêcher de jamais protester de l’injustice qui vous avait été faite et de la façon dont, nous, médecins, nous sommes comportés à votre égard.

Si encore les jugements, presque toujours en faveur des chirurgiens, dans les procès pour fautes médicales, servaient à assainir le milieu ; à rendre les chirurgiens plus responsables vis-à-vis de leur pratique et plus respectueux de la vie et de la personne du patient ; à faire qu’il n’y ait plus jamais de victimes de fautes médicales… Mais l’impunité n’a pas cette vertu. Elle ne rend pas plus prudents et plus humains ceux qui en ont bénéficié. Elle les rend, simplement, amnésiques et aveugles ; étanches à tout scrupule comme à tout sentiment de compassion envers les patients à qui ils ont infligé des dommages irréparables ; et brouille leur raisonnement : pour se justifier à leurs propres yeux, ils se disent que s’ils ont échappé à la justice, c’est que, quelque part, leurs actes n’étaient pas si répréhensibles que cela. Elle les rend plus audacieux, aussi, en ce qu’elle les conforte dans la croyance perverse que c’est plus facile, somme toute, et plus payant, de ne pas s’encombrer d’éthique ; que, même s’ils causent, de nouveau, des dommages irréparables, il leur suffira de tout nier et de compter sur leurs confrères experts pour déclarer qu’ils n’ont commis aucune faute. Et ils n’auront rien à faire ; juste attendre que leur victime, désespérée, se tourne vers la justice. Elle scellera elle-même son sort. 
Je ne suis pas un plus mauvais bougre qu’un autre. Même si j’ai toujours refusé de le reconnaître, je sais bien qu’avoir échappé à la justice et à la responsabilité de nos actes par le mensonge et la fraude n’efface pas nos fautes et ne répare pas votre vie et votre santé ruinées. J’imagine ce qu’a dû être votre vie, durant toutes ces années, si tant est qu’on peut encore parler de vie. Le pire pour vous, peut-être, c’est qu’à aucun moment, depuis dix-huit ans, aucun de nous trois n’a exprimé le moindre regret par rapport aux handicaps et aux souffrances que nous vous avons infligés sans aucune nécessité et qu'à aucun moment nous n’avons cherché à soulager. C’est comme si nous avions réitéré les mêmes actes ; comme si nous vous avions, délibérément, réopérée, saccagée, et abandonnée à votre état, chacun de ces dix-huit fois trois cent soixante-cinq jours. Nous n’avons aucune excuse, pas même celle de ne pas connaître la gravité de votre état : nous savions ce que nous avions fait. De plus, les scanners postopératoires, examens et certificats médicaux, comptes-rendus orthoptiques, témoignages de proches… que vous avez fournis pour les expertises étaient éloquents. Il est difficile de croire que, nous, des médecins, censés guérir, rendre aux patients le sourire, la vie, même, puissions être capables de tant d'inhumanité.
Encore une fois, je suis désolé. Je vous présente nos sincères excuses, en mon nom comme en celui des autres chirurgiens impliqués, les Drs TAZARTES et KRASTINOVA. Il serait indécent de vous demander de nous pardonner : nos fautes à votre égard sont impardonnables. Quant à oublier... même si vous le vouliez, vous ne pouvez oublier les funestes opérations dont vous avez été la victime puisque les handicaps et la douleur vous y ramènent à chaque instant de votre vie consciente, quoi que vous fassiez. Je ne peux que vous proposer de faire ce que je peux pour réparer le mal que j’ai fait, sachant que la plus grande part, hélas, est irréparable. 
Veuillez agréer, etc.
Bertrand BAUJAT " 

Voilà ce qu’un médecin digne de ce nom, un homme d’honneur, aurait demandé à son avocat d’écrire ou, mieux, m’aurait dit, face à face, en consultation, à l’hôpital Tenon, le 24 janvier dernier, au lieu de « me faire dire » par sa secrétaire particulière qu’il refusait de me voir ; et que la direction de l’hôpital m’envoie un vigile pour me faire quitter les lieux sur le champ. A l’inverse de l’attitude décrite dans la lettre ci-dessus, le Dr BAUJAT ne semble même pas s’apercevoir du caractère scandaleux de sa démarche et semble croire, sérieusement, qu’en répétant les vieux mensonges, les lâchetés, et en en forgeant de nouveaux, il pourra effacer ce qu’il m’a fait aussi facilement qu’il arrive à abuser sa conscience – preuve qu’il n’a pas plus d’intelligence que d’éthique ou de courage. Et il aura beau se faire donner du « Professeur » dix fois par ligne (et non pas seulement vingt-sept fois en trois pages), il n’y changera rien, car ce ne sont pas des choses que l’on décrète, ou force un esprit à penser – même pas « de par la loi ».

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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Lettre de Me KAGAN, avocat du Dr BAUJAT (25/01/2017)

« Paris le 25 janvier 2017
Madame,
dans cette affaire, je suis le Conseil du Professeur Bertrand Baujat.
Le Professeur Bertrand Baujat a sollicité mon assistance afin que j'intervienne pour tenter de mettre fin à la vindicte et à la guerre d'usure que vous lui livrez depuis plusieurs années.
Il est particulièrement déplorable que depuis tant d'années vous persistiez dans vos attaques personnelles à l'égard du Professeur Bertrand Baujat et que vous n'arriviez pas à accepter l'augure des décisions de justice rendues au regard de l'intervention chirurgicale dont vous avez fait l'objet le 9 mai 2000, lesquelles décision de justice — à savoir un jugement du 9 mars 2009 du Tribunal de Grande Instance de Paris et un arrêt du 25 novembre 2011 de la Cour d'Appel de Paris — ont définitivement écarté toute hypothèse de faute médicale, notamment de la part du Professeur Bertrand Baujat lequel — pour rappel — n'a pas personnellement réalisé l'intervention chirurgicale critiquée et n'a eu qu'un rôle très limité de participation à la préparation du bloc opératoire en sa qualité de jeune interne de l'époque.
Pour autant, vous refusez d'accepter la vérité et vous continuez sans relâche à calomnier, diffamer et harceler le Professeur Bertrand Baujat avec force et véhémence, ainsi que semble-t-il les autres praticiens médicaux qui sont intervenus dans votre dossier, allant même jusqu'à jeter le discrédit sur les décisions de justice rendues ainsi que sur la probité et l'indépendance des magistrats qui ont statué et des experts judiciaires qui se sont prononcés (ce qui constitue au demeurant des délits d'atteinte à l'autorité de la justice).
En premier lieu, et depuis près d'une décennie, vous avez notamment édité, alimenté et maintenu à jour ainsi qu'accessible à tous de très nombreux blogs Internet contenant des accusations mensongères particulièrement graves à l'égard du Professeur Bertrand Baujat, en particulier celle selon laquelle le Professeur Bertrand Baujat vous aurait prétendument fait endormir de force et aurait prétendument procédé seul à l'intervention chirurgicale du 9 mai 2000 dans des conditions contraires aux règles de l'art et à l'éthique médicale — ce qui est totalement faux !!!
Ces blogs Internet, dont les liens hypertextes apparaissent dans les premiers résultats lors d'une recherche sous le patronyme « Bertrand Baujat » , portent gravement atteinte à l'honneur, à la considération, à l'éthique et au professionnalisme du Professeur Bertrand Baujat, et constituent à son égard des actes répétés et continus d'harcèlement moral qui ont pour effet notamment de dégrader les conditions de travail du Professeur Bertrand Baujat et d'affecter profondément son équilibre moral.
Pire encore, je comprends, à la lecture de certains de vos articles, que vous avez sciemment et volontairement multiplié les blogs Internet et dupliqué vos articles afin de faire échec aux tentatives d'autres praticiens médicaux (que vous avez mis en cause dans ce dossier) de faire retirer les propos apparemment calomniateurs et diffamatoires les concernant, et également de faire fermer les blogs concernés.
Cette opprobre numérique vous étant vraisemblablement parue insuffisante, vous avez, en second lieu, récemment adressé à Mme Marie-Pierre Férec en sa qualité de directrice de l'Hôpital Tenon diverses correspondances (notamment datées des 5 novembre 2016 et 12 décembre 2016) réitérant les propos mensongers et accusatoires à l'égard du Professeur Bertrand Baujat, et ayant pour finalité de jeter le discrédit sur son éthique et son professionnalisme afin de tenter de convaincre la direction de l'Hôpital Tenon de prendre des sanctions disciplinaires à l'égard du Professeur Bertrand Baujat, voire de l'écarter de toute pratique médicale.
Encore plus critiquables que les actes de harcèlement auxquels vous vous êtes livrée via vos blogs Internet, ces dénonciations mensongères adressées à l'autorité hiérarchique du Professeur Bertrand Baujat dans le dessein de nuire à sa carrière sont particulièrement viles et méprisables en ce qu'elles cherchent à affecter plus encore le Professeur Bertrand Baujat.
Allant toujours plus loin dans la vendetta à laquelle vous vous livrez à l'égard du Professeur Bertrand Baujat, j'apprends également que vous vous êtes inscrite aux consultations publiques qu'il donne à l'Hôpital Tenon et que des tracts le mettant en cause (bien que sous  la simple initiale « B. » ) ont récemment été trouvés à l'accueil de l'Hôpital Tenon.
En l'état de la situation et de l'aggravation constante de celle-ci, il m'a paru nécessaire de vous adresser la présente pour vous interpeller et essayer de vous faire comprendre que vous ne pouvez plus continuer à salir de la sorte le Professeur Bertrand Baujat, de même que - à mon sens — les autres praticiens médicaux qui sont intervenus dans votre dossier ainsi que les experts judiciaires qui se sont prononcés, les magistrats qui ont statué et les décisions de justices qui ont été rendues.
Je conçois que vous puissiez considérer avoir été victime d'une erreur médicale et d'une erreur judiciaire mais il faut que vous compreniez que l'ordre juridique français s'est définitivement et irrévocablement prononcé sur votre dossier, et que la décision finale de la justice française est qu'aucune faute médicale n'a été commise par quiconque à votre endroit au regard de l'intervention chirurgicale du 9 mai 2000.
Il en va de même des instances médicales ordinales qui ont également mis hors de cause le Professeur Bertrand Baujat.
A minima, vous pourriez au moins accepter la stricte vérité selon laquelle le Professeur Bertrand Baujat — alors jeune interne à l'époque - ne vous a pas opéré et s'est contenté d'une simple assistance opératoire auprès du docteur Krastinova qui vous a personnellement opéré.
De facto, les accusations que vous portez depuis bientôt près de vingt ans à l'égard du Professeur Bertrand Baujat sont infondées et particulièrement injustes pour ce praticien qui a toujours fait preuve d'une éthique irréprochable et un grand professionnalisme.
A cet égard, vous devez également comprendre que vos critiques incessantes à l'égard du Professeur Bertrand Baujat et qui nuisent à sa réputation professionnelle sont susceptibles de créer des inquiétudes préjudiciables auprès des patients nécessitant des soins médicaux de sa part, lesquels patients à la lecture de vos articles mensongers pourraient s'imaginer que le Professeur Bertrand Baujat serait « le boucher sans scrupule et sans morale » que vous vous efforcez de peindre et pourraient de ce fait soit renoncer à des soins médicaux qui pourraient leur être pourtant indispensables, soit endurer des angoisses préopératoires et/ou postopératoires qui pourraient perturber la thérapie.
En conséquence de tout ce qui précède, je suis donc contraint, par la présente, de vous mettre en demeure
1. 
de cesser immédiatement toute action quelconque susceptible de constituer un acte répréhensible (harcèlement, diffamation, dénonciation calomnieuse,...) à l'égard du Professeur Bertrand Baujat ;
2. d'adresser, à la fois la direction de l'Hôpital Tenon et également au Professeur Bertrand Baujat, une lettre par laquelle vous retirez toutes les accusations mensongères, diffamatoires et calomniatrices proférées depuis tant d'années à l'égard du Professeur Bertrand Baujat, outre qu'il serait bon que vous présentiez également vos excuses pour le mal qui a été fait ;
3. de retirer de vos blogs Internet l'intégralité des articles mettant en cause le Professeur Bertrand Baujat, outre qu'il serait sage que vous fermiez définitivement ces blogs.
Je vous précise qu'à défaut que vous acceptiez de faire preuve de raison et d'accomplir les interpellations précitées, je serais contraint, passé un délai de dix (10) jours de la présente, dans l'intérêt du Professeur Bertrand Baujat et afin de faire cesser ce trouble manifeste à l'ordre public, de vous faire délivrer une « citation à comparaître devant le tribunal correctionnel » afin que porter à l'appréciation de la justice française ce que le Professeur Bertrand Baujat et moi-même considérons comme des actes délictueux de nature pénale.
De même, une demande en dommages-intérêts sera formée en réparation des lourds préjudices que vous avez causés au Professeur Bertrand Baujat depuis tant d'années (préjudice d'image et de réputation, pertes de gains financiers, préjudice moral, préjudice d'organisation...), outre les frais de justice pour mon intervention.
Conformément à mes règles déontologiques, je vous invite à transmettre la présente au conseil que vous choisiriez pour vous assister à ce litige ainsi qu'à me communiquer ses coordonnées professionnelles.
Dans l'attente, je vous prie d'agréer, Madame, mes salutations distinguées.
Grégory KAGAN »

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