Drs Michel TAZARTES

Mer, baisse d'AV et diplopie

Depuis les opérations de décompression orbitaire de1999 et 2000, même pour nager, il me faut des lunettes correctrices et munies de prismes, parce que, outre la diplopie, la baisse d’acuité visuelle déclenchée par la 2ème opération fait que je n’y vois plus à deux mètres sans correction. (Avec correction, j’ai une acuité visuelle de 7/10èmes, alors que j’avais 12/10èmes avant les opérations.)

Avec mes lunettes de piscine correctrices, tant que je nage, ça va. Les problèmes commencent quand j’aborde une autre plage et que je dois rentrer à pied, parce que je suis fatiguée ou que j’ai froid dans l’eau. Comme je vois double et que je n’y vois plus bien à deux mètres, je suis obligée de marcher avec mes lunettes de piscine pour ne pas voir double (mais elles s’embuent et deviennent inutilisables en quelques minutes), ou bien de marcher en fermant l’œil droit pour, au moins, ne pas voir double en plus de mal voir. (Œil gauche = œil directeur.)

 Pour que les gens que je croise ne se posent pas trop de questions, je mets mon bras devant mon front et fais comme si je fermais un œil parce que je suis éblouie par le soleil.

Les opérations ont créé la nécessité, pour moi, de porter mes lunettes en permanence, non pas en raison de la myopie, mais en raison de la diplopie et de la baisse d’acuité visuelle.

 Il faudrait que je trouve un moyen de prendre mes lunettes de vue avec moi, quand je vais nager. Malheureusement, il n’existe pas de sac vraiment étanche et l’eau de mer aurait vite fait de rouiller les vis des lunettes !

Le Pr Gilles CHAINE écrit dans le rapport d’expertise que ma myopie est relativement stable. C’est en effet le cas. Seulement, il omet de parler des 5/10èmes de vision que j’ai perdus, et que j’ai perdus non pas en raison de ma myopie qui se serait accentuée, mais en raison d’une baisse d’acuité visuelle de loin et de près, suite à la 2ème opération.

N’ayant pas perdu son acuité visuelle à la suite d’une opération et, apparemment, peu sensible à la gêne visuelle d’une victime de faute médicale, il écrit : « l'acuité visuelle non corrigée n'a absolument aucune signification chez le sujet myope, la myopie est relativement stable ». (p. 18 du rapport)

En tant que myope, je ne peux être d’accord avec cette assertion. S’agissant de la vision de près, l’acuité visuelle non corrigée a autant d’importance pour un sujet myope que pour un sujet non myope : un myope qui jouit d’une excellente vue de près se passe de lunettes une grande partie du temps. Un myope qui perd en acuité visuelle de près est gêné en permanence : de loin, en raison de la myopie et de la baisse d’acuité visuelle de loin ; et de près, en raison de la baisse d’acuité visuelle de près. En d’autres termes, il perd une autonomie et un confort essentiels, de près, comme de loin.

C’est ainsi que je ne peux plus me maquiller au-dessus du lavabo parce que je suis désormais trop loin du miroir pour bien voir. J’ai accroché un miroir au mur et je m’y colle pour me maquiller. Mais, même ainsi, je n’arrive pas à m’épiler les sourcils que je ne distingue pas, en raison de l’atteinte de la perception des reliefs induite par la diplopie.

Pour être efficace, il faut que j’aspire la moquette à 4 pattes.

J’ai placé un fauteuil à 1,70 m de la télévision, et même ainsi, je n’arrive pas toujours à lire les inscriptions et je n’arrive pas toujours à ne pas voir double, même avec les prismes, et même en exagérant la position vicieuse qui tue mes cervicales. Dans ces moments, il n'y a rien d'autre à faire qu'à fermer les yeux - essayer, puisqu'ils ne ferment pas.

Avant les opérations, je pouvais conduire sans lunettes. Depuis les opérations, je ne conduis plus, parce que, même avec mes lunettes, je n’arrive à lire les panneaux, noms de rues, etc., que lorsque j’ai le nez dessus. Et je ne parle pas de la vision double, du torticolis oculaire et des douleurs cervicales qui commencent à se faire sentir au bout de 10 minutes.

Je suis obligée de retirer mes lunettes (qui sont pourtant progressives !) pour lire ou prendre une photo. La dernière fois que j’ai pris une photo, en juillet dernier, j’ai posé mes lunettes parterre le temps de la prendre, puis… crac ! Lorsque j’ai voulu les ramasser, j’ai marché dessus et les ai cassées, parce que je ne les voyais pas – à moins d’un mètre soixante. Cela veut-il dire qu'il faut désormais me déplacer avec, systématiquement, 4 paires de lunettes ?

Que se passera-t-il si je casse mes lunettes dans un endroit retiré et escarpé (montagne) ? Je ne pourrai tout simplement pas rentrer.

Je suis étonnée du peu de cas que le Pr CHAINE, ophtalmologiste, fait des atteintes visuelles des victimes de fautes médicales.

Le 1er principe en ophtalmologie est de considérer qu’un diagnostic est nécessaire chaque fois qu’un patient n’atteint pas 10/10èmes avec correction : « 10/10 ou sinon un diagnostic. »

Gilles CHAINE évacue totalement ce principe et la gravité de mon état ophtalmologique, et inaugure une façon inédite d’indiquer l’acuité visuelle d’un patient : non pas par une mesure précise, mais par une fourchette, dont la borne inférieure est l’acuité visuelle réelle du patient et la borne supérieure l’acuité visuelle normale. Une acuité visuelle de 7/10èmes devient ainsi une acuité visuelle « comprise entre 7 et 10/10èmes » (p. 18 du rapport). L’intérêt de la fourchette est qu’elle peut être aussi large que nécessaire. Une acuité visuelle de 4/10èmes pourra ainsi être notée « acuité visuelle comprise entre 4 et 10/10èmes ». Voilà une manière efficace de gommer la gravité de l’état visuel d’une victime. Personne n’y voit que du feu.

Le Pr CHAINE est le seul ophtalmologiste à indiquer, de cette façon, la mesure de l’acuité visuelle, et le seul endroit où il le fait est le rapport d’expertise me concernant. Incidemment, ce rapport est également le seul endroit où il nie le lien de cause à effet entre diplopie, torticolis oculaire, douleurs cervicales et déformation du rachis cervical et dorsolombaire. (Voir article)

En effet, dans ses articles et ouvrages, il se conforme au principe énoncé ci-dessus en envisageant toutes les causes possibles/probables d’une baisse d’acuité visuelle. (Voir, notamment, article paru dans Médecine thérapeutique, volume 4, numéro 4, 307-15, avril 1998, Démarches diagnostiques.)

Dans son rapport d’expertise, il nie encore plus la gravité de mon état ophtalmologique en affirmant :  « …l'expert reprécise qu'il n'y a pas de modification de l'acuité visuelle induite par la chirurgie… » (p. 18 du rapport, segment précédant celui cité ci-dessus)

Cette déclaration est fausse. Les opérations de décompression orbitaire peuvent, évidemment, provoquer des modifications de l’acuité visuelle, entre autres dégâts. (Voir Fiche d’information n° 55 de la Société Française d’Ophtalmologie.) Le Pr CHAINE n’opère pas de décompression orbitaire. Cela ne l’empêche pas de nier avec force ce que les chirurgiens de décompression orbitaire, eux-mêmes, citent au nombre des risques de cette opération. Sans compter qu’il y a presque autant de réactions différentes à une chirurgie qu’il y a de patients et que, par conséquent, il est impossible, même aux personnes habituées à cette chirurgie, d’être aussi affirmatif que, lui, l’est !

Les seules choses que je ne vois pas double : le grand bleu, quand j’ai la tête sous l’eau, et un ciel (d’été) uniformément bleu.

Cependant, allongée sur la plage, à regarder le ciel, ou nageant dans l’eau, à regarder au fond, j’ai des filaments noirs qui se promènent constamment dans mon champ de vision, depuis la 1ère décompression orbitaire (1999, Dr TAZARTES).

J’ai également mentionné ce fait lors de la réunion de non-conciliation devant l’Ordre des Médecins. Le Dr TAZARTES a fait remarquer que, vraiment, ce n’était pas grave comparé aux autres maux (causés par deux opérations totalement inutiles et contre-indiquées) et a fait comprendre qu'en l'occurrence je me plaignais pour rien.

Le Dr TAZARTES a réagi comme toutes ces personnes qui minimisent ou nient les gênes qui ne les affectent pas - surtout lorsqu'ils en sont responsables.

Il se trouve que j’ai des filaments noirs dans le champ de vision en plus du reste et qu’il n’a jamais rien fait… ni pour les filaments noirs, ni pour le reste.

Pas plus que les Drs KRASTINOVA et BAUJAT.

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×