Dr M. Tazartès

Les Questions que l'Expert...

...Gilles CHAINE ne pose pas...

 En dernière partie de mon 1er Dire à Expert, adressé au Pr CHAINE le 18 avril 2007, je listais un certains nombres de questions cruciales, sans lesquelles l’Expert ne pouvait pas comprendre, et donc, pas expliquer aux Juges, les tenants et aboutissants des opérations.
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 « Questions que l’Expert ne pose pas 

 1.   Pourquoi Madame BUCHER, informée de tous les risques selon les chirurgiens, a-t-elle accepté de se faire opérer une 1ère fois au mépris d’une possible aggravation de la malocclusion palpébrale, de l’apparition d’une diplopie, de plis et rides sous et aux coins des yeux, d’une amputation de son champ visuel ? Pourquoi a-t-elle accepté de se faire opérer une 2ème fois, au mépris d’une nouvelle aggravation de la malocclusion palpébrale, d’une aggravation phénoménale de la 1ère diplopie, de la perte de la sensibilité du visage, d’une baisse progressive, irrémédiable, de son acuité visuelle, etc. ? A-t-elle perdu l’esprit ? Comme, visiblement, ce n’est pas le cas, elle n’a pu accepter de se faire opérer que parce que les chirurgiens, contrairement à ce qu’ils prétendent, ne l’ont pas informée des risques gravissimes et irréversibles qu’ils lui faisaient prendre.

2.   Concernant l’argument du Dr KRASTINOVA, qui explique qu'elle a proposé une 2ème opération de décompression orbitaire dans le but de supprimer la 1ère diplopie apparue à l’issue de la 1ère décompression orbitaire réalisée par le Dr TAZARTES : Quelle peut être la pertinence d’une décompression orbitaire, s’agissant d’une diplopie qui n’est pas d’origine compressive mais traumatique ? A quoi servirait de faire plus de place à des muscles qui n’en ont pas besoin puisqu’ils  ne sont pas hypertrophiés ?

Par ailleurs, le Dr KRASTINOVA prétend avoir informée la victime de la possibilité d’aggravation phénoménale de la 1ère diplopie. N’y a-t-il pas un paradoxe manifeste dans le fait de proposer de supprimer une 1ère diplopie par une opération qui crée des diplopies ou qui peut aggraver considérablement une 1ère diplopie créée par une 1ère DOO ? Est-il vraisemblable que la victime aurait accepté de jouer à la roulette russe concernant une affection dont une forme modérée la gênait déjà beaucoup, et aurait accepté le risque d'aggravation phénoménale ? N'est-il pas infiniment plus vraisemblable que le Dr KRASTINOVA ait effectivement tenu à la victime les propos que celle-ci rapporte : « Ce genre d'opération ne crée pas de diplopie », etc.  En outre, le Dr KRASTINOVA n’apporte pas la preuve de ses dires. Or il appartient au chirurgien d’apporter la preuve qu’il a bien informé la victime des risques inhérents à une opération.

3. En quoi la voie coronale a-t-elle compromis l’occlusion palpébrale ? En d’autres termes, pourquoi la malocclusion palpébrale s’est-elle aggravée après la 1ère opération alors que l’exophtalmie avait reculé de 2 millimètres, soit plus qu’il ne manquait aux paupières de la victime pour être tout à fait jointives ?

4. Pourquoi la victime a-t-elle abandonné tous ses projets, y compris les plus importants, ceux qui donnaient son sens à sa vie (adoption d’enfant, Agrégation, thèse) alors qu’elle travaillait depuis plusieurs années à les rendre possibles ? (Admissibilité à l’Agrégation en 1997 ; agrément en vue d’adoption demandé en 1998 et obtenu en 2000 ; DESS de traduction pour le Cinéma obtenu en 1999) ?

5. D’où viendrait l’inversion de la courbure naturelle du rachis cervical de la victime si ce n’est pas de l’attitude vicieuse à laquelle la diplopie l’oblige en permanence, depuis huit ans ? (La courbure naturelle d’un rachis cervical ou d’une colonne vertébrale ne s’inverse pas par simple mauvais positionnement occasionnel.)

Une fois posées les bonnes questions, les réponses s’imposent d’elles-mêmes, celle à la première question, comme les autres. En effet, il ressort de l’étude de mon cas, que les chirurgiens m’ont opérée à un moment où la décompression orbitaire connaissait, en France, un franc succès et apparaissait comme la solution (somme toute, « plus spectaculaire que réellement dangereuse » selon les termes du Dr TAZARTES), non seulement aux problèmes de neuropathie optique compressive mais comme un geste de chirurgie esthétique que les chirurgiens cherchaient à banaliser et auquel ils recouraient pour supprimer des exophtalmies même modérées. A la question : « Pratiquez-vous souvent ce genre d’opération ? », le Docteur TAZARTES m’avait répondu : « C’est devenu mon quotidien. »

Quand on songe que seulement 2 à 5% des patients ayant eu la maladie de Basedow (qui, eux-mêmes, ne sont pas pléthore) développent les complications qui justifient une DOO, on reste rêveur !

C’est à cette seule fin esthétique que le Dr TAZARTES me l’a appliquée, oubliant complètement ma demande et me taisant soigneusement les risques qui l’accompagnent. C’est également à cette seule fin esthétique que Mme KRASTINOVA l’a prescrite à nouveau – sans  réfléchir le moins du monde aux raisons de l’échec de la 1ère opération ou au bien-fondé d’une décompression orbitaire s’agissant d’une gêne palpébrale. On comprend mieux, ainsi, la réponse qu’elle m’a faite lorsque je lui ai demandé s’il était sage/opportun de réopérer : « Ce serait dommage de ne pas le faire, une belle femme comme vous ! » Elle ne voyait pas la malocclusion ; elle ne voyait que l'aspect esthétique et ma petite exophtalmie.

Mme KRASTINOVA était, en outre, persuadée qu’elle était une chirurgienne émérite et qu’elle réussirait forcément là où d’autres avaient échoué, même si les autres en question étaient « son meilleur élève » (Dr TAZARTES) et même si, curieusement, elle avait décidé à mon insu de ne pas m’opérer elle-même, mais de me faire opérer par le Dr BAUJAT, en son absence de surcroît, pour compléter la formation de son protégé, à cette chirurgie délicate.

Je concluais ce 1er Dire ainsi :

« Pour les raisons développées en première partie et confirmées en deuxième partie, le présent pré-rapport m’apparaît comme erroné et de parti pris, dans son ensemble. Il ne permet pas de comprendre ce qui s’est passé ou d’établir la vérité des faits. C’est à ces deux préoccupations que j’ai tenté de répondre dans mon Dire à Expert. »

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Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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