baisse d'acuité visuelle

Clair de lunes et diplopie...

Un soir de juillet 2009, j’étais installée à la terrasse d’un café surplombant la mer, à siroter un verre de vin blanc et à regarder la lune rousse, dans le ciel, en face de moi.

Plus exactement, deux lunes rousses, en raison de ma diplopie, et malgré les prismes intégrés à mes verres de lunettes.

J’ai fait quelques expériences. Voilà ce que ça donne :

I. Dans cette position du regard, mes lunettes ne jouent pas sur le nombre de lunes, mais sur la netteté des images. Les deux lunes sont complètement floues sans lunettes ; elles sont moins floues avec lunettes. Dans les deux cas, la lune de l’œil droit est plus petite et plus basse que celle de l’œil gauche (œil directeur).

II. Quand je penchais la tête à droite, la lune de droite descendait dans la mer, presque jusqu’à la plage, comme une balle de tennis. Quand je penchais la tête à gauche, elle remontait et passait au-dessus de l’image de gauche.

Même avec les prismes, je ne suis pas arrivée à superposer les deux images. La seule solution pour ne pas voir double : fermer les yeux.

Il y a donc de quoi rager lorsque je lis dans le rapport du professeur Gilles CHAINE que la diplopie n’existe pas en position primaire, mais seulement dans le « regard inféro-latéral gauche » (selon la formule du Dr TAZARTES, formule qui a fait recette auprès des Experts LAROCHE et CHAINE), ou qu’elle est parfaitement corrigée par une prismation de 4D base inférieure et 2D base externe – alors que mon actuelle prismation de 5D base inférieure et 6D base externe ne supprime pas toujours la vision double même dans le regard en face !

« Cependant il est apparu une diplopie dans le regard inféro-latéral » (p. 7 du rapport d’expertise)

« Ce bilan montre effectivement une limitation modérée du droit inférieur gauche, une insuffisance de convergence qui serait probablement améliorée par des séances de rééducation. Une prismation de 4 dioptries de base inférieure sur l'œil droit et de 2 dioptries de base externe sur l'œil gauche permet une suppression de la diplopie. (p. 12 du rapport)

« Le test de Lancaster met en évidence une limitation du droit inférieur gauche. » (p. 12 du rapport)

« En position primaire, il n'existe pas de diplopie. La diplopie n'apparaît que dans le regard vers le bas. » (p. 13 du rapport)

« La diplopie prédomine dans le regard vers le bas et en temporal surtout dans le regard vers la gauche (…). Elle est compensée par une correction prismatique. (pp. 18-19)

Tous les commentaires et rectifications que j’ai envoyés (Dires à Expert) n’ont servi de rien. Le Pr Gilles Chaîne soit n’y a pas répondu, soit a réaffirmé les fausses indications du pré-rapport sans tenir compte de mes observations :

« L'expert ne peut que se rapporter aux résultats de l'examen qui a été pratiqué le jour de l'expertise qui met en évidence une limitation du droit inférieur gauche, responsable d'une diplopie modérée dans le regard vers le bas. » (p. 23 du rapport)

Précisément. Le test de Lancaster du 14 février ne pouvait pas mettre en évidence de limitation du droit inférieur gauche puisque le droit inférieur gauche est moins limité que le droit inférieur droit, tout comme mon œil gauche est moins malade que mon œil droit.

D’autre part, le Pr CHAINE aurait dû se souvenir que, le 14 février 2007, il n’a pas pu mesurer mon acuité visuelle non corrigée – parce que, sans les prismes intégrés à mes verres de lunettes, je voyais les lettres en double. Il s’agissait, pourtant du regard en face, de la position primaire du regard.

Quelle était donc cette diplopie que les Experts décrivaient, puisqu'il ne s'agissait pas de la mienne ?

Réponse dans le prochain article: « Les Deux diplopies…  et les expertises médicales judiciaires ».

 Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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